1C : Innovation

1C1. Anxiété liée à l’IA : entre espoir et peur

L’intelligence artificielle (IA) transforme rapidement notre manière de travailler, d’apprendre et de prendre des décisions. Si les premières années d’utilisation de l’IA ont suscité un immense espoir — en matière d’innovation, d’efficacité au travail et de transformation —, elles ont aussi engendré une grande anxiété, tant sur le plan individuel que professionnel ou social. Cette anxiété est alimentée par l’opacité des algorithmes, le déplacement des emplois, le manque de clarté quant aux limites éthiques et les incertitudes entourant l’avenir de l’autonomie humaine.

Cette table ronde réunit des expert·e·s issu·e·s de divers secteurs — milieu universitaire, consultation et évaluation des programmes fédéraux — pour explorer les dimensions émotionnelles et pratiques de l’anxiété provoquée par l’IA.

Les panélistes partageront leurs expériences personnelles et professionnelles, qu’elles soient portées par l’espoir ou la crainte face à l’intégration de l’IA, en mettant en lumière les perturbations qu’elle entraîne ainsi que les possibilités prometteuses qu’elle offre. La discussion examinera comment différents secteurs professionnels s’adaptent aux défis posés par l’IA, qu’il s’agisse de la gestion des transitions dans la main-d’œuvre, de la mise en œuvre éthique ou du maintien de la confiance du public.

MODÉRATEUR : Ajoy Bista, gestionnaire de l’évaluation, Ressources naturelles Canada

Marie-Philippe Lemoine, gestionnaire de l’évaluation, Agriculture et Agroalimentaire Canada
Marie-Philippe Lemoine est évaluatrice accréditée à Agriculture et Agroalimentaire Canada. Elle est coanimatrice de la communauté de pratique Generative AI for Evaluation Share and Learn et navigue constamment entre un enthousiasme curieux et un scepticisme profond à l’égard de l’IA. Elle habite à Montréal et a précédemment travaillé à la Maison de l’innovation sociale (la MIS) et au cabinet de conseil privé Goss Gilroy Inc. Elle apprécie les biscuits, la fiction spéculative et l’observation des étoiles sans instruments.

Bhanu Bhakta Acharya, professeur en journalisme, communication et médias de masse, Université d’Ottawa
Bhanu Bhakta Acharya, Ph. D., est professeur à temps partiel au Département de communication de l’Université d’Ottawa. Il se spécialise en éthique des médias, journalisme et technologies numériques. Ses recherches récentes portent sur l’intersection entre l’IA générative (GenIA) et le journalisme, en mettant l’accent sur les enjeux éthiques, les normes professionnelles et les transformations en salle de rédaction. Il enseigne notamment les cours L’IA générative en journalisme, Éthique des médias et Théories et effets des médias aux cycles supérieurs et au premier cycle.

Il a donné des conférences invitées et des allocutions principales à l’échelle mondiale, portant notamment sur l’éthique journalistique liée à l’IA à (Université d’État de Moscou,Russie, 2023), sur l’impact et l’utilisation de l’IA en journalisme MAHE (Inde, 2024), sur le rôle de l’IA et des médias sociaux dans le journalisme diasporique (NEAJA, États-Unis, 2024) et au Centre for Media Research Népal (2025). Son ouvrage collectif à paraître chez Palgrave Macmillan, Generative AI in Journalism: Practices, Challenges, and Future Directions, rassemble des recherches de pointe sur l’IA dans les médias. Par ses webinaires, articles scientifiques et enseignement, il alimente un dialogue critique sur l’utilisation éthique de la GenIA en production médiatique, en éducation et en gouvernance.

Brian Case, associé de recherche, PRA Inc.
Brian Case est associé de recherche chez PRA Inc. et possède de l’expérience en évaluation dans les secteurs public, privé et à but non lucratif. Il est également ancien président de la section de la capitale nationale de la Société canadienne d’évaluation (SCÉ). L’utilisation éthique et transparente de l’IA est l’une de ses priorités lorsqu’il mène des projets de recherche et d’évaluation.

À ce jour, Brian a utilisé l’IA dans divers contextes : analyse de l’historique et du contexte des programmes et politiques, création de bibliographies pour les revues de littérature, exploration de méthodes de recherche appliquée en évaluation et en analyse économique, génération de résumés de documents et de données, transcription d’entrevues, développement de formules et de code pour des outils, ainsi que mixage et postproduction musicale. Bien que les possibilités offertes par l’IA semblent infinies, les lacunes et menaces persistantes qu’elle présente démontrent les limites de sa puissance et de sa fiabilité — ce qui peut en retour apaiser certaines craintes liées à la sécurité de l’emploi et à la disparition de l’intervention humaine dans les sciences sociales.

Marc Goldfinger, conseiller principal, Bureau du dirigeant principal de l’information du Canada, Secrétariat du Conseil du Trésor
Marc Goldfinger est conseiller principal au Bureau du dirigeant principal de l’information du Canada, au sein du Secrétariat du Conseil du Trésor. Il se consacre à l’élaboration de politiques en matière d’IA, visant à favoriser l’adoption responsable de l’intelligence artificielle dans la fonction publique pour améliorer la prestation des services aux Canadien·ne·s.

Fort d’un bagage en politiques de protection de la vie privée, Marc s’intéresse particulièrement à l’intersection entre l’IA et les données personnelles. Il œuvre à faire progresser l’innovation technologique tout en veillant à la protection de la vie privée et au maintien de la confiance du public.